L’étranger — K.Hunt

Je vais dire au revoir à ma belle française
A sa ville que je ne connaissais jamais

De son quartier, les rues sont bien rangées
Les batîments carrés, hauts, bruns s’asseyent
Etroits, un peu rigides, sembent me surveiller
Sembent me demander mes papiers

Je vais dire au revoir à ma belle française
Au revoir à ses petits-pains aux panier
Au revoir à ses nombreux verres de vin rouge, agé
Au revoir au papotage dans les bons cafés

“Pourquoi dis-je cela? dit l’étranger

De son appartement, tout est placé
Ses bibelots, sans poussière, sut l’appui de la fenêtre
Les appareils brillants sur on comptoir sans miette
Ses bouquins, par ordre alphabétique, dans la bibliothèque
Son chapelet suspendu à une croix au milieu du space au-dessus de son lit
Jusqu’au le reduit où je m’étais caché quand son père le visitait
Tous sauf moi, ne retourne jamais

Son frère m’a appelé l’albatros de Baudelaire
Mais ses mots, ses phrases, ses regles de premier choix
Sont le cordage aux mains des “hommes d’équipage” qui
M’attrapent pour exposer ma faiblesse “sur les planches”
Lesquels me trouvent hors de mon pupitre

“Pourquoi dis-je cela?” dit l’étranger
“Voila la raison” dit l’étranger

Elle me manquerai, cette belle française
Ses lettres, ses paroles, ses pensées, sa poésie
Je vais me retourner dans l’escalier
Ne jamais revenir au quartier
Ne jamais rentrer de la frontière
Je vais m’envoler
De ma belle française